3. La renaissance



Marité en cours de restauration, 1985 - © Musée de Fécamp
Marité en cours de restauration, 1985 - © Musée de Fécamp
HUIT ANS DE CHANTIER

A la fin des années 1970, deux jeunes Suédois, Staffan Lyrestam et Rickard Engberg, projettent de découvrir le monde en bateau. Une photo du Marité sous voile les séduit. Ils contactent rapidement le propriétaire.

Au début de l’année 1977, ils font le voyage vers les îles Féroé. Mais en lieu et place d’un élégant voilier blanc, ils se trouvent face à une épave noirâtre.
Associant trois camarades à leur projet, ils achètent le navire le 1er juin 1978. Ils le ramènent à Stockholm et entreprennent de le restaurer, par leurs propres moyens. Ils deviennent alors tour à tour bûcherons, charpentiers, électriciens, mécaniciens mais aussi clowns, magiciens, comédiens afin de récolter des fonds pour assurer la restauration du navire.

En 1987, après huit ans de travaux, le chantier se termine. Toutefois, pour embarquer des passagers et obtenir le droit de naviguer, ses propriétaires ont dû se plier aux normes modernes de sécurité et à des exigences de confort. Le bateau est donc très différent du navire terre-neuvier d’origine.
Sûr et confortable, il connait un succès immédiat, loué par les plus grandes firmes suédoises. Entre croisières et séminaires, il conduit, pendant plusieurs années, ses passagers autour des îles de l’archipel de Stockholm, en mer Baltique ou en mer du Nord.


Bla Marité af Pripps, Stockholm - DR
Bla Marité af Pripps, Stockholm - DR
RETOUR A LA NAVIGATION

L’année 1992 est forte en événements pour Marité. A cette date, ses propriétaires signent un contrat avec la firme Pripps, plus grand brasseur suédois, selon lequel, l’industriel affrète le navire cent jour pas an pour la commercialisation de ses produits.
Cette même année, Marité fait son grand retour à Fécamp, le temps d’une courte halte dans son port natal avant de prouver ses grandes qualités nautiques en remportant la 3e place au classement général de la Colombus Race, une course de grands voiliers.

En 1998, les jeunes marins suédois sont devenus père de famille et se sont assagis. Ils souhaitent « passer la main », mais pas à n’importe qui. Ils veulent que l’aventure continue pour leur navire et redoutent qu’il ne soit transformé en musée flottant, définitivement amarré à quai.


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